20247 Rogliano, France
  • Description

  • Galerie

    Eglise paroissiale
    Eglisse vue sur la marine
    Vendredi Saint
    Vue du village
    Ma
  • Vue 360°

Description

Eglise paroissiale Sous l’influence baroque italienne, les églises du Cap Corse sont vastes, richement décorées et très ornementées.
L'église, le campanile, le presbytère et la chapelle de confrérie, quelques fois le couvent, complètent la structure religieuse du village.
L’Eglise de Sant’Agnellu se dresse au centre de Rogliano, perchée sur une terrasse depuis le 16° siècle, agrandie et dotée au 18° siècle d'une belle et grande façade classique.
Depuis le parvis récemment rénové, une vue panoramique spectaculaire s'offre à nous sur la marine, les côtes et l'archipel toscan.

A l'intérieur :
- Le maître-autel en marbre blanc de Carrare est un don des Roglianais de Porto-Ricco...
- Une élégante balustrade en marbre fermant le chœur : don de l'impératrice Eugénie. En effet, en 1869, l'épouse de Napoléon III, à son retour des cérémonies d'ouverture du Canal de Suez, s'y est arrêtée pour y chanter un Te Deum.
- Un tableau offrant une vue de Macinaggio au 17° siècle, avec sa tour ronde dans la mer, aujourd'hui disparue.
- L'orgue du sanctuaire du 19° Siècle, a été restauré vers 1987.

La construction de la Nouvelle église paroissiale de Sant’Agnellu date du tout début du XVIe siècle, elle suit Rogliano dans son extension géographique vers le Nord avec le développement des hameaux de Bettolacce, Campiano et Quercioli.
Dédiée en 1510 à Saint Agnel, l’église reprend le nom de l’ancienne chapelle tombale de la famille Da Mare qui lui fait face, devenue aujourd’hui le presbytère de la Cure de Rogliano.
Façade sobre de style classique où dominent les lignes droites qui se coupent à angles droits, seulement rehaussée par deux niches abritant les statues de Saint-Jean l’évangéliste à gauche, de Saint-François d’Assise à droite (statues de marbre blanc provenant de l’église du couvent).
C’est un édifice par contre richement doté dans sa décoration intérieure où fleurissent des autels de style baroque dans ses différentes chapelles latérales, dont l’agencement est évidemment postérieur au corps du bâtiment.
Notons pour l’essentiel de ce patrimoine paroissial :
- Une “Vierge à l’enfant” peinture sur bois du début du XVIIe siècle, dont il est fait mention en 1654 dans l’église du couvent, oeuvre remarquable non pas par sa taille mais par la finesse de son exécution; elle se situe sur le pilastre gauche proche de l’entrée principale au- dessus de la plaque commémorant les morts de la “Grande guerre”.
- Le “Couronnement de la Vierge” provenant de la collection du Cardinal Fesch, qui serait l’oeuvre du Maître génois Giuseppe Ratti (seconde moitié du XVIIIe siècle). Cette pièce majeure se situe au-dessus de l’autel de la Trinité proche de la balustrade de choeur, toujours sur le côté gauche de la nef.
- Balustrade en marbre de Carrara offerte par l’Impératrice Eugénie à la paroisse lors de sa visite à Rogliano le 2 décembre 1869.

Entrons dans le choeur : Maître-autel en marbre de Carrara offert par les Roglianais d’Amérique à leur paroisse de baptême en 1880. Cet autel est surmonté par un magnifique crucifix en bois de châtaignier peint datant probablement du XVIe siècle, provenant lui aussi de l’ancienne église conventuelle. A gauche du maître-autel, un tableau représentant Saint-Agnel tenant la bannière du Christ à croix rouge sur fond blanc.
Derrière le maître-autel, la tribune et le buffet d’orgue tout en bois peint portant la date de 1761 année de l’installation du premier instrument de la paroisse réalisé par le facteur d’orgues milanais Giuseppe Lazari. Cet orgue a été remplacé en 1885 par un nouvel instrument de la “Ditta Agati e Tronci” de Pistoia (Toscane). Restauré en 1988 par Jean-François Muno, il nous offre régulièrement de merveilleux concerts de musique sacrée.

Sur le côté droit de la nef, en partant de la balustrade de choeur, la chasse (refaite en 1936 par le Maître-sculpteur Jean Giannoni de Bastia,) contenant les reliques de Saint-Aimé offertes par le Pape Clément XI en 1720 après les importants travaux de restauration et d’embellissement de la paroisse entamés en 1711.
- Le magnifique autel en marbre de Carrara de la chapelle de Saint-Antoine de Padoue (1660), dont le tableau du retable représente le mariage mystique de Sainte-Catherine d’Alexandrie, oeuvre de l’Ecole Florentine du XVIIe siècle.
- Dans la même chapelle, la statue de Saint-Antoine de Padoue (bois de tilleul peint provenant toujours de l’église conventuelle).
- Tableau de Sainte-Appolonie dans la chapelle suivante, occupée actuellement par l’orgue après sa restauration. Tableau classé et restauré par le Service des Monuments Historiques.
- Enfin, proche de l’entrée toujours sur le côté droit de la nef, la chapelle des marins avec ses nombreux ex-voto.

Dans la sacristie, de forts belles choses aussi:
- Un reliquaire bois polychrome, contenant des reliques de Saint-Blaise et Saint-Vincent, provenant lui encore de l’ancienne église conventuelle dédiée, nous l’avons vu, en 1671 à ces deux saints.
- La chasuble de Monseigneur Benedetto Andrea Doria (1722-1794), natif de Rogliano, dernier évêque du diocèse d’Ajaccio avant la Révolution française de 1789.
- La chasuble de l’Abbé Giuseppe Maria Falcucci, ancien Piévan de Rogliano, député suppléant du Clergé de la Corse aux Etats Généraux de 1789.

La crypte de la paroisse Sant’Agnellu a été également le principal lieu de sépulture des Roglianais au moins jusqu’à 1802.

Chaque année, pendant la période pasquale, lors du "Vendredi Saint", les roglianais suivent pieusement le pénitent tout au long de son chemin de croix ...

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